Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
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Gravé par

CALLOT Jacques


Ecole française

Le Crucifiement : 7e planche de la Passion de Notre Seigneur

Vers 1619/1624

Gravure

ETAT :
Épreuve du 1er état

TECHNIQUES :
eau-forte - burin

INVENTAIRES :
Collection Edmond de Rothschild
L 41 LR/25 Recto

LOCALISATION :
Réserve Edmond de Rothschild
Recueil : Callot Jacques -1-
L 41 LR
Folio 24
rapporté au recto

ATTRIBUTION ACTUELLE :
Gravé par CALLOT Jacques

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
Gravé par SILVESTRE Israël
Lieure, Jules, 1927
Copie d'après CALLOT Jacques
Lieure, Jules, 1927

TECHNIQUES ET DIMENSIONS :
Eau-forte et burin, 1er état sur 2. H. 10 ; L. 21,7 cm (trait carré) Signé en bas à droite : Callot In. Dans la marge inférieure, hors du trait carré : Heu! quod certamen! quoe palmoe! quiue triumphi! / et tamen hic mortem, Tartarag ima domat. Filigrane : double C de Lorraine (proche de Lieure no 30).
Dimensions à la feuille : H. 00,113m ; L. 00,219m
Dimensions au trait carré : H. 00,100m ; L. 00,217m

HISTORIQUE :
Acquis par James Mayer de Rothschild en 1856; legs à Edmond James de Rothschild ; Collection Edmond de Rothschild ; don au musée du Louvre en 1935.
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1935

COMMENTAIRE :
Il s'agit du 1er état sur 2. Selon Mariette et rapporté par J. Lieure, Jacques Callot n'aurait pas gravé cette estampe dans sa globalité. Selon ses dires, cette oeuvre serait de la main de Silvestre, d'après un dessin de Jacques Callot. Lieure, J, 'Jacques Callot', Catalogue de l'œuvre gravé, Paris, Editions de la Gazette des Beaux-Arts, 1927, vol I, n°287 p. 116-117. "C'est à Florence, vers 1619, que Jacques Callot commença à travailler sur le cycle de la Grande Passion, pour lequel il exécuta une série de treize esquisses lumineuses dont sept seulement furent gravées à l'eau-forte et au burin (1). Le Crucifiement est la septième planche qu'il prépara, avec au moins quatre dessins (2.) L'attribution de cette gravure au seul Callot est mise en doute depuis Pierre Jean Mariette. On lit en effet dans les notes manuscrites du collectionneur qu'un certain M. Verdue, « qui a appris à dessiner de M. Silvestre, m'a dit qu'il lui avait entendu dire plusieurs fois que cette pièce du Crucifiement n'était pas entièrement gravée par Callot, qu'il n'y avait fait que peu de choses, et que c'était lui, Silvestre, qui l'avait rachevée sur le dessin de Callot (3 )». De plus, Mariette signale que, contrairement à ce que l'on observe sur les autres estampes de la série, le « fecit » ou « f. » est ici absent et que seule est gravée la mention d'invention. Lieure pense que seules les figures principales sont « peut-être » de la main du maître, mais il n'avance pas de nom pour la seconde main. Pourtant, s'il est vrai que les nuages et le promontoire sont d'une facture moins soignée que le reste de la composition, nous pouvons douter de la participation de Silvestre. Nous savons par ailleurs que, dans l'inventaire après décès de Jacques Callot, il y avait déjà « Nonante six fueilles representans comme Nostre Seigneur fut cloué en croix » parmi les « Impressions et papiers des planches gravées par le deffunctz » (4). Si l'on admet l'hypothèse d'une intervention d'un Silvestre adulte sur les parties de l'arrière-plan, elle aurait dû se produire dans l'atelier d'Israël Henriet ou bien après l'acquisition du fonds de plaques de Catherine Kuttinger en 1662. Cette intervention ferait de l'estampe exposée un second état et impliquerait l'existence d'un premier état dépourvu des parties les moins soignées. Or celui-ci ne figure dans aucun catalogue (5). Les travaux effectués par une seconde main sont visibles sur la plupart des estampes de la série. Dans ce cas, ne faudrait-il pas considérer comme possible l'intervention d'un élève tel que François Collignon, voire d'Israël Henriet du vivant de Callot ? Quant à Verdue, n'aurait-il pas déformé les propos de Silvestre afin de louer son maître ?" Notes : 1. Chatsworth, Devonshire Collection. 2. Ternois, 1962, nos 641 à 644. 3. Mariette, 1750, II, fol. 60 vo. 4. Marot, 1937. 5. Lieure signale un second état où l'inscription Callot in a disparu. Une nouvelle signature est gravée à gauche : « Gravé par Callot », et la mention d'éditeur gravée à droite : « à Paris chés Daumont, no 7 ». Bibl. [voir document associé]. : Faucheux, 1857, no 373 ; Lieure, 1927, I, no 287, p. 116-117 ; Marot, 1937, p. 63-91) (Victoria Fernandez in "La France vue du Grand Siècle" (Paris, musée du Louvre, 15 mars - 25 juin 2018), cat. sous la dir. de Bénédicte Gady & Juliette Trey, n°4).

DESCRIPTION DU RECUEIL :
Relié en demi-maroquin rouge à coins. Ex-libris du baron James Mayer de Rothschild sur le contreplat devant. H : 00,470 m L : 00,345 m D : 00,047 m Livre ouvert : 00,654 m

INDEX :
Collections : Rothschild, James Mayer de
Personnes : Jésus-Christ - Vierge Marie
Sujets : ICONOGRAPHIE RELIGIEUSE - Crucifixion - Christ au Calvaire - Passion du Christ