Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 26/05/2017 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

OSTADE Adriaen van


Ecole hollandaise

Une cour d'auberge

1674

Dessin

TECHNIQUES :
encre noire - gouache - aquarelle - plume

INVENTAIRES :
Collection Edmond de Rothschild
204 DR/ Recto

Anciens numéros d'inventaire :
335

LOCALISATION :
Réserve Edmond de Rothschild
Portefeuille XII

ATTRIBUTION ACTUELLE :
OSTADE Adriaen van

TECHNIQUES ET DIMENSIONS :
Plume et encre noire, aquarelle et gouache. Signé et daté, en bas à gauche, à la plume et encre brune : Av:ostade. / 1674 (A et v accolés)
Dimensions à la feuille : H. 00,175m ; L. 00,145m

HISTORIQUE :
J. de Vos ; sa vente, Amsterdam, 30 octobre 1833, cat. G. n° 3 (325 fl.) ; A. Thibaudeau ? ; H. de Kat ; sa vente, Rotterdam, 4 mars 1867 ; B. Coster ; sa vente, Amsterdam (Roos), 18 mars 1875 ; J. F. Ellinckhuyzen ; sa vente, Amsterdam (Muller), 18 novembre 1878, n° 208, 515 fl. à Thibaudeau pour le baron Edmond de Rothschild.
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1935

COMMENTAIRE :
À la fin de sa carrière, Adriaen van Ostade peint un grand nombre d'aquarelles rehaussées de gouache, le plus souvent signées et datées, destinées à une clientèle d'amateurs qui apprécie avant tout les dessins colorés. Leurs formes arrondies s'accordent à la vision pacifiée de la vie paysanne qui caractérise la production tardive d'Adriaen van Ostade. Certes, les paysans s'adonnent toujours aux mêmes vices, la boisson, le tabac et le jeu, comme dans les scènes de débauche paysanne des débuts de la carrière de l'artiste, dans la veine d'Adriaen Brouwer. Trait physique caractéristique du type paysan, les larges nez bulbeux des deux personnages centraux étaient associés, dans les traités de physiognomonie comme celui d'Hermannus Follinus, à l'excès d'alcool et de tabac. Mais les scènes crues et agitées de l'oeuvre de jeunesse de Van Ostade cèdent la place à une assemblée insouciante, qui exalte une satisfaction et une douceur de vivre bien peu réalistes au regard des conditions de la vie paysanne en Hollande au XVIIe siècle. Ce tournant vers un assagissement des moeurs paysannes est situé par Bernhard Schnackenburg à la fin des années 1640. Apparaissent alors les premières scènes d'extérieur tels ces paysans attablés sous une treille devant une auberge, une composition qui devient plus fréquente à partir des années 1670. L'idéalisation de la vie paysanne dans l'oeuvre de maturité d'Adriaen van Ostade participe d'un mouvement plus vaste de revalorisation de la vie rurale dans la seconde moitié du XVIIe siècle, à l'heure où les riches familles de régents et de marchands achètent ou se font construire des résidences d'été à la campagne (buitenplaats). Les années 1650 voient paraître une série de recueils de poèmes d'inspiration virgilienne dans lesquels les écrivains louent la beauté de leur maison de campagne, tel celui de Jacob Cats, Vieillesse, Vie campagnarde et Pensées de mon jardin (1656) (Ouderdom, Buytenleven en Hofgedachten). (O. Savatier in cat. exp. 'Dessiner le quotidien', Paris, Musée du Louvre, 2017, n°68, p. 176 et 177). Olivia Savatier Sjöholm, Notre dessin quotidien, Grande Galerie, Le Journal du Louvre, mars/avril/mai 2017, n° 39, p. 40-43.

INDEX :
Collections : Ellinckhuysen, J. F. - De Vos Jacobszoon, Jacob - Coster, Benoît - De Kat, H

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 1, p. 7