Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 25/04/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

HONTHORST Gerrit van


Ecole hollandaise

La Diseuse de bonne aventure

Vers 1630

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 54429, Recto

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
HONTHORST Gerrit van

TECHNIQUES :
Plume et encre brune, pinceau, lavis gris, rehauts de gouache blanche, tracé préparatoire à la pierre noire, papier beige. Traits d'encadrement à la sanguine avec graduations pour une mise au carreau.
H. 00,250m ; L. 00,385m

HISTORIQUE :
Hill-Stone Inc., New York. Commission du 12 octobre 2006.
Mode d'acquisition : achat
Année d'acquisition : 2006


COMMENTAIRE :
Le style anguleux et les visages un peu caricaturaux sont si caractéristiques de Honthorst qu'une confusion avec d'autres artistes n'est guère possible. En 2014, vingt-sept dessins inconnus de Gerrit van Honthorst exécutés dans un style souvent très similaire à la feuille du Louvre, ont été découverts et exposés à Paris. Ces compositions, toutes exécutées entre 1630 et 1650, proviennent peut-être de l'atelier de l'artiste. David Bronze, l'auteur du catalogue, a constaté que la feuille acquise par le Louvre en 2006 provenait du même ensemble, mais en a été séparée à une date inconnue (D. Bronze, 'Vingt-sept dessins de Gerrit van Honthorst', Paris, Saint Honoré Art Consulting, 2014, p. 11). Exécutée sur un papier identique, ce dessin comporte des taches de peinture verte, sur le bord droit et en bas au milieu, au niveau de la robe de la jeune femme, qui figurent également sur d'autres feuillets de ce groupe. Les costumes extravagants et l'appartenance du dessin à l'ensemble mentionné précédemment le situent clairement du début des années 1630. Un spadassin, complice de la diseuse de Bonne Aventure, lui présente la fille et lui guide la main pendant qu'il lui dérobe discrètement sa bourse. Les bords du dessin montrent un début de mise au carreau à la sanguine. S'agit-il pour autant d'un dessin purement préparatoire ? Sans doute pas, l'idée exprimée par David Bronze que l'artiste a achevé dans un premier temps ce genre de dessin avec minutie pour en proposer la commande à un amateur semble en effet très plausible. C'est simplement dans un second temps, quand Honthorst s'apprête à exécuter une peinture d'après le dessin du Louvre, que la feuille devient véritablement préparatoire. Mais ce tableau ne nous est pas parvenu : les différentes versions du thème connues de la main de Honthorst, dont la plus célèbre est celle des Offices peinte à la fin des années 1610 pour Cosme II de Médicis, présentent des compositions différentes. (D. Mandrella in cat. exp. 'Dessiner le quotidien. La Hollande au Siècle d'or', Paris, musée du Louvre, 2017, n° 32) Voir aussi : G. J. van der Sman, 'I disegni di Gerrit van Honthorst' dans 'Gherardo delle Notti', cat. exp. Florence, Offices, 2015, p. 103-104 et 118, note 9.

INDEX :
Lieux : Florence, Galleria degli Uffizi, oeuvre en rapport
Sujets : bohémienne - Honthorst, Gerrit van, Diseuse de bonne aventure - Diseuse de bonne aventure
Techniques : encre brune - lavis gris - papier beige - pierre noire - pinceau - rehauts de gouache blanche - sanguine - mise au carreau à la sanguine - plume