Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 19/07/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

VIGEE Louis


Ecole française

Portrait de femme, à mi-corps de trois quarts.

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 29931, Recto

LOCALISATION :
Sully II
Epi 5

ATTRIBUTION ACTUELLE :
VIGEE Louis

TECHNIQUES :
Pastel sur papier gris-bleuté tendu sur châssis entoilé. Signé, daté, vers le centre à gauche : 'L. Vigée'. Les mesures du cadre sont : H : 00,77 ; L : 00,67 et profondeur : 00,065. La restauration de cette œuvre a été rendue possible grâce au soutien de la Stockman Family Foundation avec la collaboration des American Friends of the Louvre en 2012.
H. 00,650m ; L. 00,540m

HISTORIQUE :
Collection de Paul Louis Lucien Gachet (1873-1962), fils du docteur Paul Ferdinand Gachet (1828-1909), ami de jeunesse de Vincent Van Gogh. Don par Paul Gachet au musée du Louvre en 1951. Les deux pastels ont été restaurés en 2012 grâce au soutien de la Stockman Family Foundation avec la collaboration des American Friends of the Louvre par Marianne Bervas, Sophie Chavanne, André Le Prat et Valérie Luquet (dépoussiérage des toiles de rentoilage, élimination mécanique des moisissures,consolidation des déchirures sur les bords, mise en place dans un cadre emboîtant).(voir Bibliographie : Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, éditions Hazan, Paris, 2018, 140.p.276 à 279).
Dernière provenance : Gachet, Paul Louis Lucien
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1951


COMMENTAIRE :
Geneviève Monnier (Inventaire des Collections Publiques Françaises, Pastels des XVIIe et XVIIIe siècles, Musée du Louvre, 1972, n° 108. Le pendant de ce pastel est le RF 29330. D'un père cordonnier qu'il ne connut que fort peu en raison de son décès prématuré, Louis Vigée n'était a priori pas destiné à devenir un portraitiste au pastel. Si l'on ne sait rien de sa formation,son talent semble cependant avoir été jugé suffisant pour lui permettre d'être reçu à l'Académie de Saint-Luc le 20 mars 1743. Dans les mêmes années, l'artiste signait et datait ses premiers portraits et témoignait alors d'une belle maîtrise qui devait beaucoup à l'exécution soignée, au rendu illusionniste des matières et à un sens certain de la psychologie. Pleine d'admiration pour son père, Élisabeth Louise Vigée Le Brun écrivait à ce sujet dans ses mémoires qu'il peignait fort bien au pastel et qu'il y avait même des œuvres de lui qui seraient dignes du « fameux Latour ». À la vue de la plupart des pastels conservés, la comparaison est aujourd'hui jugée audacieuse, car si l'on excepte les quelques portraits offrant un beau fini, l'essentiel de la production de Louis Vigée fut exécutée, non sans quelques faiblesses, d'une manière trop rapide et en reprenant toujours les mêmes attitudes, que la clientèle ait appartenu au monde de l'aristocratie,de la finance ou bien des arts. Le couple anonyme offert en 1951 par Paul Gachet au musée du Louvre est en cela exemplaire. La pose de l'homme, de trois quarts, la main gauche glissée sous le gilet,et celle de son épouse avec son mantelet bordé de dentelles noires,s on manchon de fourrure, son bonnet tuyauté maintenu sur la tête au moyen d'un ruban rouge, sont ainsi communes à nombre d'autres effigies de l'artiste et des portraitistes du temps, en particulier dans les années 1750-1760. Les visages placides cherchent avant tout à fixer la ressemblance. Ce fut là ce qui était demandé par les modèles et reconnu par les amateurs. Au premier Salon de l'Académie de Saint-Luc auquel Vigée exposa en 1751, ses œuvres contribuaient avec celles de Mérelle, Verdier, Allais, Chevalier, Barrère, Mlle Saint-Martin et d'autres à former un ensemble dont la beauté saisissait, avec une satisfaction secrète, les personnes de goût, et fixaient celles disposées à en avoir. En 1752, les portraits du duc de Nivernois, ambassadeur extraordinaire auprès du Saint-Siège, et de Charles Natoire, directeur de l'Académie de France à Rome, marquaient les esprits par leur ressemblance. Il en était de même avec ceux du lieutenant général de police de la Ville de Paris, M. de Sartine, et de son épouse, montrés au Salon de 1764. Manifestement, ce don de saisir la ressemblance avait assuré à Louis Vigée reconnaissance et succès, au point même de lui permettre d'acquérir en 1761 une maison et un jardin à Neuilly (A.N., MC., LXXVII/279, 8 août 1761, cité par Jeffares, www.pastellists.com).(voir Bibliographie : Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, éditions Hazan, Paris, 2018, 140.p.276 à 279).

INDEX :
Collections : Gachet, Paul Ferdinand
Sujets : portrait
Techniques : pastel

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 26, p. 127