Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 11/08/2017 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

ZUCCARO Federico


Ecole romaine et ombrienne

Buste de jeune homme, vu de face, portant la barbe

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 4635, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII22691
MA12584

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
ZUCCARO Federico

ANCIENNES ATTRIBUTIONS :
Attribué à ZUCCARO Federico

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
CESARI D'ARPINO Giuseppe
Marco S. Bolzoni (bloc-notes de l'Inventaire), 2012

TECHNIQUES :
H. 00,141m ; L. 00,110m

HISTORIQUE :
E. Jabach (L. 2959) ; dessin dit du 'Rebut' - Entré dans le Cabinet du Roi en 1671.
Dernière provenance : Jabach, Everhard
Mode d'acquisition : acquis pour le Cabinet du roi
Année d'acquisition : 1671

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.9, p.1690, chap. : Ecoles diverses, 2ème boîte. (...) Num¿ro : 12584.Inconnus. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 1er à 1097 compris [[petit trait oblique / au crayon]]. D¿signation des sujets : Dans la boite de bois n° 2, sont renfermés onze paquets de dessins dont la très majeure partie n'est partie trois mots barrés à l'encre n'est point collée ; ils sont faits de différentes manières. Chacun des dix premiers paquets en contient cent, et le onzième quatre vingt dix sept ; en tout 1097, y compris les contr'épreuves et les moindres croquis. Origine : Idem [[ Collection ancienne /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]] [Vu] signe de récolement barré de plusieurs traits au crayon [[au crayon]] [[trait oblique / au crayon / sous le n° d'ordre]]. Annotations marginales sur l'inventaire : [ [[Nouveau n°]] 2] [[à l'encre / dans la marge / à gauche du n° d'ordre]]. Cote : 1DD41

COMMENTAIRE :
Marco S. Bolzoni (bloc-notes de l'Inventaire, 6.07.12) attribue ce dessin à Cesari d'Arpino. Classée sous le nom de Federico Zuccaro par Frédéric Reiset (1815-1891 ; inventaire manuscrit, 1866-1869, t. II, p. 273), cette étude a été rapprochée du cercle du Cavalier d'Arpino par Philip Pouncey (proposition sur l'ancien montage retranscrite sur le passepartout actuel). Marco Bolzoni l'a inclut parmi les dessins autographes de l'artiste, avec cinq autres feuilles, elles aussi classées sous le nom de Zuccaro : le Portrait de femme (inv. 4600 ; Marco Simone Bolzoni, Il Cavalier Giuseppe Cesari d'Arpino, Rome, 2012, p. 406, cat. 312), le Buste de jeune homme et sa variante vue de près (inv. 4636 ; Bolzoni, 2002, p. 407, n° 314 ; inv. 11952 ; Bolzoni, 2002, p. 408, n° 315) et le Portrait de trois quart (inv. 4632 ; Bolzoni, 2002, p. 409, n° 317). Datées entre 1590 et 1595, ces œuvres rejoignent le Portrait de jeune homme de trois quart, la première feuille à avoir été repérée dans le fonds de Zuccaro du Louvre par Herwarth Röttgen en 2002 (inv. 3029 ; Herwarth Röttgen, Il Cavalier Giuseppe Cesari d'Arpino : un grande pittore nello splendore della fama e nell'incostanza della fortuna, Rome, 2002, p. 218, cat. B). Si pour Röttgen, Cesari ne fut pas un portraitiste à proprement parler (Röttgen, 2012, p. 218 sous cat. B), Bolzoni le considère parmi les artistes qui pratiquèrent le mieux ce genre à Rome à la fin du XVIe siècle (Bolzoni, 2012, p. 94). Le spécialiste du Cavalier d'Arpino souligne que les sources rappellent, en dehors de Federico Zuccaro (1540/1541-1609) qui fut le représentant le plus doué dans le domaine, Hendrick Goltzius (1558-1617) et Ottavio Leoni (1578-1630) (voir Pacheco, 1638 [éd. 1956], vol. II, p. 146). La technique privilégiée était celle à la sanguine et à la pierre noire qui avait été introduite à Rome par Zuccaro. C'est dans le milieu florentin que celui-ci l'avait apprise, là où elle avait été développée par Ludovico Cardi dit il Cigoli (1559-1613) (Bolzoni, 2012, p. 104). Leurs styles sont similaires dans le rendu réaliste des expressions et dans la manière de détailler les visages. Le dessin du Louvre, qui date de la jeunesse de Cesari, reflète l'influence de Zuccaro dans le trait léger et cursif et dans la manière délicate de décrire les carnations. Voir Federica Mancini, notice complète dans 'Art Royal, Meisterzeichnungen aus dem Louvre', cat. exp. Salzbourg, Salbourg Museum, 9 juin - 3 septembre 2017, p. 48, n° 17.

INDEX :
Collections : Jabach, Everhard - Cabinet du Roi
Techniques : pierre noire - sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 2, p. 273