Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 07/07/2017 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

PENNI Giovanni Francesco


Ecole florentine

Bataille entre des Chrétiens et des Musulmans, auprès d'une ville

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 4320, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII2944
MA2811

Numéros de catalogue :
Inventaire italien, t. V X1107

LOCALISATION :
Grand format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
PENNI Giovanni Francesco
Dominique Cordellier

ANCIENNES ATTRIBUTIONS :
ANONYME FLORENTIN
ANONYME ITALIEN
école de SANTI Raffaello

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
ANONYME FLORENTIN XVIè s
Dominique Cordellier & Bernadette Py, 1992

TECHNIQUES :
Plume et encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, traces de pierre noire, sur papier lavé de beige. Collé en plein.
H. 00,301m ; L. 00,533m

HISTORIQUE :
E. Jabach, paraphe (L. 2959) ; dessin d'ordonnance « collé et doré » ; au verso du montage à bande dorée, numérotation à la sanguine : 416 et f°f° (L. 960 a), à la plume et encre brune : B.RV. (L. 2991 b) ; Inventaire Jabach : Ecole de Florence, n° 416 (« Une battalie de cavallerie et infanterie ou il y a grand nombre des figures entiere a la plume lavé et rehaussé sur de papier gris de 22 1/2 pouce de long sur 14 de haut, Escole ») - Acquis pour le Cabinet du Roi en 1671 ; paraphe de J. Prioult (L. 2953) et numérotation : quatre cent seize ; marques de la Commission du Museum (L. 1899) et du Conservatoire (L. 2207).
Dernière provenance : Jabach, Everhard
Mode d'acquisition : acquis pour le Cabinet du roi
Année d'acquisition : 1671

INVENTAIRE JABACH :
Dessin dit d'ordonnance collé et doré de la collection d'Everhard Jabach, acquis pour le roi en 1671 A. Critères de l'identification Le dessin a conservé tous les signes attestant sa provenance et son acquisition en 1671 : - montage Jabach ivoire à large bande d'or fin ; - numéro d'inventaire Jabach à la sanguine, au verso du montage ; - paraphe Jabach à l'encre brune [L. 2959], au verso du montage ; - marques, au verso du montage, du récolement du fonds Jabach effectué en 1690 par Jean Prioult, commissaire-enquêteur au Châtelet de Paris, à la suite du décès de Charles Le Brun, premier peintre du roi, directeur et garde général du Cabinet des tableaux et dessins : - transcription en toutes lettres du numéro d'inventaire Jabach ; - paraphe Prioult [L. 2953]. L'iconographie, la technique et les dimensions du montage sont en accord avec la description donnée par la notice de l'inventaire Jabach correspondant au numéro d'inventaire à la sanguine. B. Notice de l'Inventaire Jabach, février 1671. Minute. Paris, Archives nationales, O1 1967. Invantaire de 517 desseins d'ordonnances escole florentinne : 416 Une battalie de cavallerie et infanterie ou il y a grand nombre des figures entiere a la plume lavé et rehaussé sur de papier gris de 22 1/2 pouce de long sur 14 de haut Escole
INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.3, p.371, chap. : Ecole italienne A, carton 23. (...) Num¿ro : 2811.Idem [[ Maîtres inconnus /&. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 51. D¿signation des sujets : Un combat. Dessin à la plume, lavé et rehaussé de blanc. Dimensions : H. 30,5 x L. 54cm. Origine : Collection ancienne.Prix de l'estimation de l'objet : 3francs. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD35

COMMENTAIRE :
Dans le catalogue de l'exposition Art royal. Meisterzeichnungen aus dem Louvre, Salzbourg, Autriche, Salzburg Museum - 9 juin 2017 - 3 septembre 2017 , Dominique Cordellier a écrit la notice suivante sur ce dessin : 'Simplement décrit comme une bataille de cavalerie et d'infanterie au moment de son acquisition par Louis XIV, ce dessin représente, au premier plan, l'affrontement auprès d'un fleuve de chrétiens rangés sous les bannières de la Croix et du souverain pontife et de musulmans dont l'étendard porte le croissant des Turcs. À l'arrière-plan, l'armée chrétienne monte à l'assaut de troupes qui sortent d'une ville d'aspect antique. Il s'agit vraisemblablement d'une scène de croisade. Considéré comme un dessin anonyme de l'école florentine dans l'inventaire de la collection d'Evrhard Jabach au moment de sa vente au roi, puis classé plus vaguement encore dans l'école italienne par Morel d'Arleux entre 1797 et 1812(Morel d'Arleux, IV, n° 2811) avant d'être justement rangé dans l'école de Raphaël par Frédéric Reiset (Inventaire manuscrit du cabinet des dessins, vol. 2, p. 228), ce dessin a été plus récemment encore rattaché à l'œuvre de Giovanni Francesco Penni (Dominique Cordellier, 1996), l'un des principaux élèves, collaborateurs et continuateurs de Raphaël à Rome. Il est manifeste en effet que cette large représentation d'une bataille, avec sa mêlée de cavaliers et de fantassins massée presque sur le premier plan au bord d'un fleuve, s'apparente à celle de la Bataille de Constantin contre Maxence que Raphaël avait conçue pour le décor de la Chambre de Constantin au Vatican et qui fut exécutée par son atelier sous la conduite de Gianfrancesco Penni et de Giulio Romano entre 1520 et 1524 (Cordellier et Py, 1992, n° 1107). Les chevaux cabrés sont d'ailleurs pratiquement semblables à ceux qui figurent dans le modello dessiné de cette fresque (Paris, Musée du Louvre, Inv. 3872, par Raphaël (?) mais souvent attribué à Gianfrancesco Penni ; Cordellier et Py, 1992, n° 920). Quant au fantassin fuyant, à gauche, il a son double dans la Bataille au coutelas gravée par Agostino Veneziano d'après des recherches de Raphaël pour la Bataille de Constantin . Des dessins aujourd'hui regardés comme de G. F. Penni, la feuille exposée présente, outre la substance raphaélesque, cette forme d'ambition spatiale quelque peu desservie par une approche simplifiée du volume des corps, notamment de ceux qui, sur la gauche, sont vus en raccourci. Sur le plan technique, la blondeur du lavis est un autre point commun avec les dessins du G. F. Penni. Cette proposition d'attribution doit cependant rester formulée avec prudence dans la mesure où nous sommes encore loin d'avoir pu reconstruire l'œuvre de tous les collaborateurs de Gianfrancesco Penni et Giulio Romano durant les années du chantier de la Salle de Constantin, qu'il s'agisse de Leonardo da Pistoia, de Bartolomeo da Castiglione, Tommaso Papacello ou de Giovanni da Lione'. BIBLIOGRAPHIE : Dominique Cordellier et Bernadette Py, Musée du Louvre, Musée d'Orsay, Département des Arts graphiques, Inventaire général des Dessins Italiens, V : Raphaël, son atelier, ses copistes, Paris, 1992, n° 1107 (Anonyme italien, XVIe siècle).

INDEX :
Collections : Jabach, Everhard - Cabinet du Roi
Lieux : Rome, Vatican, Sala di Costantino, oeuvre en rapport
Personnes : Constantin+ - Maxence+ - Raphaël+
Sujets : ICONOGRAPHIE RELIGIEUSE - Bataille de Constantin contre Maxence - Bataille
Techniques : encre brune - lavis brun - pierre noire - rehauts de blanc - plume - papier lavé de beige

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 2, p. 228